Domaine de Villarceaux 

Un voyage au fil du temps dans l’un des plus beaux sites historiques d’Ile-de-France !

Joyau du patrimoine historique francilien, le domaine de Villarceaux joue de tous ses atouts pour séduire le visiteur. Multiple comme ses perspectives, ce site, tour à tour caché et dévoilé par un savant jeu de jardins, de terrasses et d’eau, propose au flâneur un voyage dans l’histoire et dans le temps.

Le domaine de Villarceaux constitue aujourd’hui un ensemble unique par sa taille et sa diversité.
Il comprend :

un vieux château (Chateau du Bas) dont le charme actuel réside dans une certaine hétérogénéité et qui garde secrète l’histoire de sa construction. Aucun document écrit ne subsiste en effet apparemment à son sujet. Il conserve le nom de " Manoir de Ninon ".
un château construit d’un seul élan au milieu du XVIIIème siècle séduisant, au contraire, par sa sobriété et l’étonnante impression de force et de beauté qu’il dégage (le " Château du Haut ").
enfin, un immense territoire qui comporte, au creux d’un vallon, un jardin "Renaissance" aux nombreuses sources (32 dit-on) que bordent pièces d’eau et étangs ; une saignée dans le bois du coteau dans l’axe du Château du Haut, au milieu d’un parc de 63 hectares dans un domaine total de 815 hectares au cœur du Vexin français. Villarceaux put ainsi vivre longtemps de ses revenus agricoles et piscicoles.
Le parc de 63 hectares clos de murs et les bâtiments qui l’occupent ont été classés parmi les Monuments Historiques par arrêté ministériel du 10 septembre 1941.
Depuis 1989, le conseil régional d’Ile-de-France a engagé un vaste programme de restauration du domaine, dans le cadre d’un bail de 99 ans signé avec la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’Homme. Les bâtiments ont été restaurés, sous la conduite de Pierre-André Lablaude, Architecte en Chef des Monuments Historiques.

Les grandes dates
XIIe-XIIIe siècle
Une maison forte existe à Villarceaux. Elle constitue la 2e ligne de défense du Royaume de France après la Roche-Guyon.

XVe siècle
Edification du Château fortifié du Bas.

XVIe siècle
Agrandissement du vieux château (Château du Bas) par la construction de communs. Modification du caractère défensif de celui-ci dans l’esprit de la Renaissance. Création de bassins et jardins.

1755-1759
Création du Château du Haut et de son parc. Démolition d’une partie du Château du Bas qui devient en quelque sorte, la ferme du nouveau château.Modification des jardins du Château du bas. Modification des bassins.

1788-1809
Suite de démolition du vieux château.

1809-1962
Edification de l’orangerie. Modification des communs et annexes du Château du Haut. Modification des jardins du Château du Bas.
 
Parallèlement, les jardins ont repris vie sous la conduite de l’Agence des Espaces Verts de la Région d’Ile-de-France, avec les paysagistes Alain Cousseran et Alain Provost. D’importants travaux ont été entrepris : réfection du Manoir et de la Tour de Ninon, restauration du "Château du Haut", remise en état des ouvrages hydrauliques, curage des étangs, consolidation des berges, et réalisation d’une adduction d’eau, ainsi que d’une nouvelle voie d’accès et d’un grand parking paysagé.

Quatre cents quarante et un arbres d’alignement ont été replantés et l’écrin forestier est en cours de renouvellement.Les ouvertures sur le vallon et les perspectives sur les terrasses Renaissance ont été restaurées grâce à la suppression de l’ancien mur d’enceinte et à la restitution de l’entrée du manoir et de l’étang de la Vinette.
Enfin le coeur de Villarceaux, d’origine médiévale et Renaissance, le jardin sur l’eau, serti par "le bassin des huits jets" et le bassin de "la demi-lune", ainsi que la promenade en terrasse parsemée de salons de verdure, fontaines et de magnifiques points de vue, sont aujourd’hui rétablis. Les dessins de buis du jardin sur l’eau évoquent, avec un vocabulaire contemporain, les parterres de broderies Renaissance selon les gravures d’Androuet du Cerceau.

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